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La ferme des Hautes Terres dans toute son authenticité

Les visiteurs ont l’occasion de s’approcher de très près des animaux lorsqu’ils vivent l’aventure de la ferme des Hautes Terres.

Les visiteurs ont l’occasion de s’approcher de très près des animaux lorsqu’ils vivent l’aventure de la ferme des Hautes Terres.

Cynthia Giguere-Martel
Publié le 5 Octobre 2010
Publié le 5 Octobre 2010
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Site agrotouristique

Valérie Houle a nourri pendant longtemps l’ambition de devenir agricultrice et de développer un projet agrotouristique, et ce, avant même de posséder une terre. Passionnée et déterminée, cette jeune femme a fait de ses rêves son quotidien. De fait, depuis 2009, la ferme des Hautes Terres, dont elle est propriétaire avec son conjoint Mathieu Martel, ouvre ses portes afin de faire découvrir le métier d’agricultrice et ses différentes productions.

Sujets :
Saint-Rémi-de-Tingwick , Victoriaville , Shawinigan

Située dans un décor enchanteur à Saint-Rémi-de-Tingwick, la ferme des Hautes Terres a une superficie de 207 acres en certification biologique où courent 70 vaches, 65 porcs, deux chiens et une poule. Elle se spécialise dans l’élevage naturel de veaux, sans hormones de croissance, et de porcs élevés aux champs. «Les veaux sont élevés avec leur mère tandis que les porcs sont élevés en pâturage, ce qui donne une viande plus traditionnelle et plus savoureuse», précise Mme Houle, en laissant savoir qu’elle et son conjoint ont développé leurs propres techniques selon leurs expériences et leurs goûts.

Découvertes originales et instructives

Comprendre et nourrir les porcs aux champs, faire boire les veaux, se balader en charrette tirée par un tracteur à travers le troupeau de vaches en pâturage, participer à des jeux- questionnaires, voilà autant d’activités offertes à la ferme des Hautes Terres, lesquelles permettent aux petits et grands de prendre conscience de la réalité de l’agriculture.

Ainsi, Valérie Houle invite les familles à découvrir, le temps d’une visite guidée, leur histoire et les techniques d’élevage uniques qui s’inspirent de la tradition et de l’ingéniosité. «Les gens voient la ferme au quotidien, affirme-t-elle. On ne maquille pas ce qu’on fait. Ils découvrent notre environnement tel qu’il est, de façon authentique.»

 

Qui plus est, jeunes et moins jeunes parcourent le chemin qui conduit les animaux des champs de cette ferme à leur assiette, par le biais de jeux questionnaires et d’illustrations. «Cette visite est intéressante autant pour les petits que pour les grands, se dit d’avis la dynamique agricultrice. Tout le monde y trouve son compte.»

 

Soulignons que pour accueillir les groupes scolaires, camps de jour ou autres et pour assurer une bonne gestion, tout en donnant du rythme et de la diversité à la visite, Valérie peut compter sur la collaboration de sa mère et d’amies. «L’activité est divisée en trois ateliers, donc habituellement nous avons chacune un groupe à nous occuper et nous faisons une rotation une fois l’atelier terminé», explique-t-elle.

 

Soulignons que les visiteurs peuvent conclure leur visite à la boutique de la ferme où ils pourront y trouver une variété de produits.

 

La ferme est ouverte du début juin à la fin septembre, du jeudi au samedi. Des visites adaptées pour les écoles et camps de jour sont également offertes. Au dire de l’agricultrice, il est possible de personnaliser la visite selon des thèmes scolaires.

 

Bref, les visiteurs y vivent une excursion fort divertissante et instructive, tout en faisant des rencontres étonnantes, et ce, auprès de gens passionnés.

Le cheminement

C’est dans les années 1990 que Valérie Houle et Mathieu Martel ont débuté leur cheminement qui les a amenés vers la vie d’agriculteur telle qu’ils la connaissent aujourd’hui. Leur histoire a commencé au Cégep de Victoriaville alors qu’ils suivaient la même formation, soit Gestion et exploitation d’une entreprise agricole. Au fil du temps, ils ont développé des affinités pour devenir, un peu plus tard, un couple.

Les deux passionnés ne sont pas issus du milieu agricole, mais voulaient y œuvrer avec détermination. C’est alors qu’à la fin de leurs études, ils se sont installés à Victoriaville avec la ferme intention d’amasser l’argent nécessaire pour devenir propriétaires d’une terre. Mathieu travaillait dans la construction et Valérie était gérante d'un troupeau de vaches laitières. Il leur a fallu six ans pour réunir un capital satisfaisant. «C’est alors que nous avons vu la ferme en vente. Nous sommes allés la visiter et je peux dire que ce fut un coup de cœur. Elle était bien située et entourée de beaux paysages. En plus, il y avait beaucoup de potentiel agrotouristique», raconte Valérie avec des étincelles dans les yeux.

 

Cinq mois plus tard, soit en décembre 2005, le jeune couple conclut la vente et déménage en mai 2006 pour débuter une première production de vaches-veaux. «Ce n’est qu’à l’été 2007 que nous avons introduit la production de porcs élevés en pâturage. Nous y sommes allés petit à petit, mais avec l’objectif d’avoir une ferme diversifiée, près des gens», de dire celle qui est native de Shawinigan, en ajoutant que depuis 2009, ils font l’élevage à forfait d’Holstein bio pour la ferme Dubois CRAR, à Plessisville.

 

Après avoir pris le temps de bien implanter les productions, le couple décide de réaliser le fameux volet agrotouristique qui manque à Valérie. «Lorsque j’étais aux études, j’ai travaillé sur deux fermes, dont trois mois et demi en Suisse. Ce séjour a particulièrement confirmé ma passion pour l’agrotourisme, partage-t-elle. J’adore rencontrer des gens et démystifier le mystère de la production agricole.»

 

Afin de concrétiser son projet agrotouristique, Valérie a suivi la formation «L’agrotourisme : du rêve à la réalité». «Ça m’a beaucoup aidée à mettre sur papier mon projet et définir mes objectifs», expose-t-elle. À l’été 2009, elle a fait une activité «test» avec des connaissances. «J’ai eu beaucoup de commentaires constructifs et depuis ce temps, ça va très bien, je suis très satisfaite», conclut celle qui est mère de trois petits garçons.

 

Pour avoir plus d’informations sur cette ferme de Saint-Rémi, il suffit de consulter le site Web à l’adresse www.fermedeshautesterres.com ou de se lancer dans l’aventure des Hautes Terres.

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19 Mai 2013

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