On peut améliorer la structure par une bonne couverture de sol et un travail minimal. Une couverture permanente du sol par des plantes permet de mieux gérer les mauvaises herbes en implantant une culture utile à la grandeur du champ sous la culture principale, permettant ainsi de recycler les éléments nutritifs du sol et de diminuer les doses d’herbicides afin d’économiser sur les intrants.
Les racines des plantes décompactent le sol tout en créant des chemins pour l’infiltration de l’eau et l’oxygénation des racines. De plus, la vie microbienne autour des racines est ultra riche et participe à la structuration des particules de sol avec la matière organique, le phosphore, l’azote et le soufre, créant ainsi des macroaggrégats.
Lorsqu’on travaille le sol, on le fragilise en détruisant les macroaggrégats qui deviennent alors des microaggrégats. Ces derniers résistent moins à la compaction et ne permettent plus la libre circulation de l’eau et de l’air ce qui peut mener à l’accumulation d’eau au champ. Moins on travaille son sol, plus on favorise la structuration de son sol.
Le semis direct ou le travail réduit permettent de conserver cette structure de sol et maximiser le potentiel du sol. Par exemple, il est possible de cultiver du ray-grass dans le maïs, de la moutarde avec l’orge ou du trèfle dans le blé ou l’avoine. Plusieurs associations sont possibles et il reste encore beaucoup d’essais à entreprendre avant de trouver les associations les plus rentables pour chaque ferme. Si ces essais vous intéressent, contactez votre conseiller agricole!
Malgré une bonne structure de sol, il est tout de même possible que votre sol s’érode ou que l’eau s’accumule. La saine gestion de l’eau au champ est primordiale afin d’éviter les problèmes de compaction et d’érosion. En cas de perte de sol, il est avantageux d’effectuer des ouvrages hydro-agricoles qui permettront de mieux diriger et évacuer l’eau au champ en minimisant l’érosion. Plusieurs options s’offrent à vous, de l’avaloir à la chute enrochée en passant par la rigole d’interception, la voie d’eau engazonnée, le bassin de sédimentation, le ponceau-avaloir, etc.
Ces ouvrages peuvent être subventionnés à 90% par le programme Prime-Vert du MAPAQ! Pour vous conseiller, contactez votre agronome, un ingénieur agricole ou le coordonnateur de votre bassin versant.
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