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Le canola centricois et ses insectes

Utilisation du filet fauchoir pour le dépistage des insectes dans un champ de canola en floraison.  Photo : Marilou Des Roberts, MAPAQ.

Utilisation du filet fauchoir pour le dépistage des insectes dans un champ de canola en floraison. Photo : Marilou Des Roberts, MAPAQ.

Publié le 23 Septembre 2011
Publié le 23 Septembre 2011

Par Joëlle Cantin, stagiaire, et Marilou Des Roberts, étudiante (MAPAQ Nicolet)

Cet été, une variété impressionnante de bestioles a pu être observée dans les champs de canola du Centre-du-Québec. Le filet fauchoir, outil de choix pour dépister les insectes dans les champs de canola en fleurs, a permis de constater la présence d’insectes nuisibles et bénéfiques. En voici quelques exemples.

Les principaux insectes nuisibles observés jusqu’à maintenant sont le charançon de la silique, la fausse-teigne des crucifères, la punaise terne ainsi que le méligèthe des crucifères. L’adulte du charançon de la silique se nourrit des boutons floraux causant ainsi leur avortement. Il pond également ses œufs à l’intérieur des jeunes siliques; chaque larve se nourrit de trois à cinq grains (une silique contient en moyenne 15 à 20 grains). Ce n’est pas tout : lorsque la larve émerge de la gousse, elle laisse un petit trou qui peut servir de porte d’entrée pour différentes maladies fongiques.

La fausse-teigne des crucifères fait des ravages uniquement au stade larvaire. Les jeunes larves vont miner l’intérieur des feuilles ou encore l’extérieur des boutons floraux ou des siliques causant ainsi un développement inégal et une maturité retardée. De son coté, la punaise terne pique les boutons floraux ou encore les siliques, causant un blanchiment des fleurs (qui finissent par tomber au sol) ou un enroulement des siliques. Le méligèthe des crucifères, un insecte pollinivore, cause des morsures sur le pistil ce qui entraîne la destruction des boutons floraux. Résultat : pas de fleur, pas de silique.

Comment savoir si les insectes nuisibles sont assez nombreux pour causer des pertes significatives ? Le meilleur moyen consiste à effectuer, sur une base hebdomadaire, un dépistage des champs pour dénombrer les principaux insectes. Le dépistage permet en plus de déterminer si les insectes utiles sont présents en grand nombre. En effet, certaines espèces comme les chrysopes, les coccinelles et certaines punaises effectuent un contrôle naturel des ennemis du canola, permettant ainsi de limiter le recours aux insecticides.

Enfin, il ne faudrait pas oublier un insecte utile dont on ne peut se priver puisqu’il s’occupe de la majeure partie de la pollinisation : l’abeille. Avec un bon nombre de ruches installées près des champs de canola, on n’a qu’à tendre l’oreille pour reconnaître leur bourdonnement qui envahit les champs. En limitant l’utilisation des insecticides, ces précieuses alliées de l’agriculture sont préservées.

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