Ces mesures ont un objectif: aider les producteurs à diminuer l’impact des activités agricoles en matière de pollution diffuse pour améliorer la qualité de l’eau. Hors, il arrive qu’on se fasse poser la question: «Ces aménagements ont-ils un impact réel sur la qualité de l’eau?». La réponse est oui, mais ils doivent être jumelés à de bonnes pratiques culturales.
Un aménagement hydro-agricole corrige une érosion ponctuelle qui est visible dans le champ, par exemple une érosion en ravine. Cependant, les pertes de particules de sol vers les cours d’eau causées par des pratiques culturales inadéquates sont souvent beaucoup plus importantes. Certaines parcelles peuvent perdre jusqu’à 40 tonnes par hectare de sol par année, et ce, sans que ce soit nécessairement visible.
Si vous communiquez avec votre conseiller concernant des problèmes d’érosion, ne soyez donc pas surpris s’il vous parle de semis-direct, de travail réduit, de cultures de couverture, de rotations et de bandes riveraines avant d’aller observer les problématiques précises que vous voulez régler. On doit avant tout regarder ce qui se passe dans une parcelle au complet avant de recommander un aménagement. Il faut garder en tête que pour éviter de devoir récupérer les sédiments dans les cours d’eau, on doit favoriser leur rétention au champ. On peut comparer les aménagements à un bac de récupération… on doit d’abord réduire ce qu’on y envoie.
Vous voulez en savoir plus sur les actions que vous pouvez poser et connaître les différentes aides qui s’offrent à vous? Venez rencontrer vos conseillers du MAPAQ au kiosque Prime-Vert de la Journée Champêtre 2011 !

