Afin de se démarquer sur le marché et pouvoir rester rentable en production, il faut tout calculer car le but est de couvrir le coût de production. Pour cela, certains visent les cultures qui offrent un meilleur prix (marchés niches, cultures avec primes, etc.) alors que d’autres, diminuent le nombre de passages au champ (semis direct, zone-till, etc) ou modèrent leurs apports. À chacun de voir quelle technique lui convient le mieux.
Peu importe la façon dont vous souhaitez vous démarquer, la rotation des cultures est le point culminant afin de bien concrétiser votre démarche. On ne parle pas de maïs sur blé d’inde sur maïs mais plutôt d’une rotation avec trois cultures différentes au minimum afin que chacune d’elle tire partie de l’autre.
Évidemment, le soya retourne environ 25 unités d’azote au sol avec possiblement de la paille au sol (lorsqu’elle n’est pas ramassée). Entre le maïs et les céréales, elle diminue le potentiel de développement des mycotoxines lors de saisons propices à celles-ci, comme en 2009 ! C’est une bonne opportunité d’utiliser le glyphosate pour nettoyer la culture (lorsqu’il n’est pas utilisé à tous les ans !). Tout dépendant de l’espacement, il peut être sarclé pour un meilleur contrôle des annuelles et vivaces. De plus, cette culture est peu exigeante au niveau des besoins fertilisants.
Lorsqu’on parle de céréales, on peut presque parler de culture de subsistance. Elle est maintenant considérée comme plante pauvre car le revenu est faible. Surtout utilisée pour le nivellement, comme engrais vert ou comme plante abri pour une implantation de prairie, elle se produit de moins en moins en grandes culture. Afin de refaire son image, pourquoi ne pas l’implanter avec un trèfle au dernier sarclage ? Cette pratique permet l’implantation d’un engrais vert au courant de la saison qui s’établira après la récolte pour couvrir le sol durant l’hiver afin de laisser le champ propre pour la culture suivante. Lorsque l’on rajoute les unités d’azote apportées au sol avec l’enfouissement au printemps suivant, ça semble prometteur ! Son potentiel de croissance à l’automne comme engrais vert avec un apport en fumier ou lisier est tout aussi intéressant lorsqu’il s’agit de respecter la consigne du 1er octobre !
Pour le maïs grain, reste à prouver qu’il est encore rentable d’en produire avec les apports en engrais de synthèse et des déjections animales, le travail de sol, le désherbage (chimique et mécanique), le battage, etc. Si ce n’est pas le cas, alors pourquoi s’entêter à en faire plus d’une année de suite ? Après une prairie ou un engrais vert, cette culture procure un bon rendement en plus de nécessiter moins d’apports.
Le plus important est d’évaluer la rotation des cultures dans son ensemble et non pas annuellement. Possiblement qu’une année, l’implantation sera moins rentable mais au bout de la rotation, le gain en ressort. Il faut également considérer la diversité pour les insectes, mauvaises herbes, animaux, etc. Comme l’expression le dit si bien, « parfois, il faut reculer d’un pas pour mieux avancer de deux ! »
Pour plus d’information, visitez notre site : www.durasol.qc.ca
Diversifier ses marchés, plus qu’intéressant !
Vicky Villiard, agronome Club Durasol Drummond inc. Suite aux dernières années où les conditions météorologiques sont loin de rejoindre les attentes de chacun, il faut penser à diversifier sa production afin de tirer son épingle du jeu à tous les niveaux ! Est-ce que diversification est synonyme de complexification ? Hé bien non. Pourquoi ne pas voir cela comme une belle façon de maximiser l’entreprise, diversifier ses travaux au champ, profiter des différents traitements de mauvaises herbes pour chaque culture, étaler l’horaire de travail sur plusieurs semaines, éloigner les dates de récolte, varier les cultures à la ferme donc multiplier les rendements ?
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