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La gestion par bassins versants vue par l’UPA

La gestion par bassins versants vue par l’UPA

La gestion par bassins versants vue par l’UPA

Publié le 9 Février 2009
Publié le 8 Juin 2010

Véronique Bérard, biologiste Chargée de projet MÉANDRES veronique.berard@mapaq.gouv.qc.ca

Sujets :
Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec , UPA , Rivière Godefroy , Sous-bassins des rivières Bécancour , Saint-François

Depuis quelques années, le Centre-du-Québec a mis en place plusieurs projets de gestion de l’eau par bassins versants, dont la rivière Marguerite, la rivière Godefroy et le projet MÉANDRES. Initié par les quatre organismes de bassins versants du Centre-du-Québec, le projet MÉANDRES vise des sous-bassins des rivières Bécancour, Nicolet, Saint-François et Yamaska.

Par l’engagement de ses membres, l’UPA est un partenaire majeur et incontournable pour le succès de ce type de projet. Jacques Corriveau, président de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec nous livre sa vision de la gestion de l’eau par bassins versants.

Au sein de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, comment voyez-vous l’approche de la gestion de l’eau par bassins versants? «À notre avis, il s’agit de la seule façon d’arriver à des résultats. Les interventions doivent se faire à partir de l’amont du bassin vers l’embouchure de façon à gérer toute l’eau du territoire.» À quel niveau votre organisme est-il impliqué dans ce genre de démarche? «Nous sommes conscients que la majorité de l’eau du réseau hydrographique au Centre-du-Québec provient de terres agricoles et forestières. En fait, ce sont tous les producteurs agricoles et forestiers qui doivent être impliqués dans ce type de démarche. Notre première implication se situe donc au niveau de la mobilisation de nos membres, que ce soit par la formation ou la sensibilisation. Par exemple, des représentants de l’UPA siègent sur chacun des conseils d’administration des organismes de bassins versant de la région : GROBEC (rivière Bécancour), COPERNIC (rivière Nicolet) et COGESAF (rivière Saint-François). Au niveau terrain, nous avons acquis une bonne expérience avec le projet du bassin versant de la rivière Marguerite, ce qui nous a permis de contribuer à mettre sur pied le projet MÉANDRES, qui travaille sur quatre bassins versants.»

M. Corriveau, depuis 3 ans, votre organisme est partenaire d’une entente de collaboration visant la mise en place du projet MÉANDRES. À ce jour, comment décririez-vous l’avancement et les réalisations du projet? «Nous sommes heureux de constater que des diagnostics personnalisés ont été préparés pour plus de 70 % des entreprises de ces bassins. Cependant, nous souhaitons que plus d’entreprises bénéficient de cet outil de planification et que les producteurs passent à l’action pour réaliser ces travaux qui leur sont proposés.»

Pourriez-vous décrire les éléments positifs qui ressortent le plus du projet? «Un tel projet permet au producteur d’identifier les problématiques présentes au niveau de ses berges et de planifier, avec des experts, des interventions qui seront efficaces et permanentes. Un autre point positif est le suivi de la qualité de l’eau. Il a permis d’identifier l’état des cours d’eau et connaître les sources des apports dans le cours d’eau. Dans le futur, ces analyses permettront de mesurer l’impact des changements de pratiques dans le bassin versant.» À quel niveau selon vous a-t-on eu le plus de difficulté dans la réalisation? «La première difficulté dans ce type de projet est de trouver les ressources techniques capables de motiver les producteurs agricoles à intervenir sur le cours d’eau.»

Selon vous est-ce que l’approche et les outils développés ont permis (ou permettront) aux agriculteurs de pouvoir mieux intervenir sur les berges de leur cours d’eau et d’améliorer la qualité de l’eau ? «Cette approche fournit un service au producteur, elle est très différente de celles utilisées dans le passé. Elle permet de démontrer qu’il est possible d’accompagner les producteurs et les conscientise à prendre leurs responsabilités en ce qui concerne la qualité de l’eau.»

La production de diagnostics spécialisés et des subventions sont maintenant proposés aux producteurs agricoles afin de les aider à protéger les berges. Croyez-vous que ces méthodes seront efficaces? «Ces méthodes ont le potentiel d’être efficace en autant que les ressources sont disponibles pour réaliser les travaux. Plusieurs producteurs ont besoin d’être accompagnés pour savoir exactement comment intervenir. La production des diagnostics, associé au programme Prime-Vert qui rembourse 90% des frais lors des travaux aura certainement un effet d’entraînement chez les producteurs.»

En terminant, à votre avis, le projet MÉANDRES aura-t-il un effet positif sur l’amélioration de nos connaissances et la qualité de l’eau en région ? «Oui, et si le suivi de la qualité de l’eau ne démontre aucune amélioration après que les producteurs aient réalisé les modifications identifiées dans les diagnostics, il faudra commencer à chercher ailleurs d’autres sources de contamination. C’est important de travailler sur plusieurs niveaux. MÉANDRES, comme les autres projets de bassins versants en région, auront un effet positif sur la qualité de l’eau seulement si on est en mesure de se doter de ressources pour réaliser les interventions. La limite est là», de conclure Jacques Corriveau.

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20 Mai 2013

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