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Canneberges : un important moteur économique, selon une étude

Devant un champ de production, Pierre Rochon de la firme Zins Beauchesne accompagné de la directrice générale et du président de l’APCQ, Monique Thomas et Louis-Michel Larocque.

Devant un champ de production, Pierre Rochon de la firme Zins Beauchesne accompagné de la directrice générale et du président de l’APCQ, Monique Thomas et Louis-Michel Larocque.

Publié le 12 Juin 2012
Publié le 12 Juin 2012
Claude Thibodeau  RSS Feed
Drummondville

Une toute première étude pour évaluer les impacts économiques, commandée par l’Association des producteurs de canneberges du Québec (APCQ), révèle que l’industrie québécoise de la canneberge génère d’importantes retombées économiques.

Sujets :
Zins Beauchesne , Québec , Wisconsin , Massachusetts

L’étude, réalisée par la firme Zins Beauchesne et associés, montre qu’entre 2007 et 2011, les investissements de 126 millions de dollars effectués par les producteurs et les transformateurs ont généré 88 millions de dollars en retombées économiques au Québec.

Chaque année, par ailleurs, les producteurs et transformateurs totalisent 90 millions $ en dépenses d’exploitation, ce qui se traduit par des retombées de 60 millions $ dans l’économie du Québec.

«On a assisté à une explosion de nouvelles cannebergières entre 2006 et 2011, leur nombre passant de 46 à 75. Et la production a presque doublé au cours des six dernières années passant de 64 millions de livres de canneberges à plus de 119 millions à l’automne 2011. De nouvelles superficies de production ont été ajoutées également. Elles sont passées de 4 400 à 8 036 acres», a indiqué la directrice générale de l’APCQ, Monique Thomas, en conférence de presse, mardi matin, sur le site de la plus vieille cannebergière du Québec, Les Atocas du Québec, l’entreprise familiale du nouveau président de l’APCQ, Louis-Michel Larocque, élu à la présidence en avril dernier.

«La croissance de l’industrie de la canneberge a commencé vers la fin des années 80, a souligné Louis-Michel Larocque. Aujourd’hui, les nouvelles méthodes de production et les nouvelles machineries, les équipements de pointe, nous permettent une exploitation à grande échelle.»

De nos jours, les producteurs, a-t-il expliqué, font appel à différents spécialistes, des agronomes, des ingénieurs, des chercheurs, pour développer les cultures et améliorer les méthodes de production.

Étude sur les impacts économiques

«En décembre 2011, le conseil d’administration de l’APCQ a mandaté la firme Zins Beauchesne pour étudier les impacts de notre industrie dans l’économie québécoise. L’étude a été réalisée cet hiver par une firme fiable, rigoureuse et reconnue», a confié Monique Thomas.

Invité à commenter les résultats de l’étude, le président de la firme, Pierre Rochon a expliqué d’abord la méthodologie, précisant que les producteurs ayant répondu au questionnaire représentaient près de la moitié des superficies en culture. «Globalement, les données sont très représentatives de l’ensemble de l’industrie», a-t-il signalé.

L’élément le plus important qui ressort de l’étude, selon lui, c’est la création d’emploi. «L’industrie de la canneberge contribue à créer ou maintenir 1 200 emplois directs et indirects à temps plein par année. À cela, il faut ajouter environ 200 emplois par année reliés aux investissements. Il s’agit donc d’une industrie représentant quelque 1 400 emplois», a indiqué Pierre Rochon.

«Pour cinq acres en production de canneberges, un emploi est créé. La culture de la canneberge représente ainsi un créneau incontournable pour le Québec, en particulier pour le Centre-du-Québec où se situent 80% des cannebergières», a observé le président de l’APCQ, Louis-Michel Larocque.

Son association compte 75 membres producteurs. Le Québec occupe le troisième rang mondial au chapitre de la production de canneberges derrière les états du Wisconsin et du Massachusetts aux États-Unis. «Mais le Québec arrive au premier rang mondial pour la canneberge biologique et la tendance est en croissance. Les conditions climatiques au Québec favorisent cette culture», a fait savoir la directrice générale de l’APCQ.

Les canneberges du Québec, par ailleurs, ont bonne réputation, notamment en Europe. «Nos fruits sont de bonne qualité. Ils sont aussi plus gros», a fait remarquer Louis-Michel Larocque.

Interrogé à savoir ce qu’il pensait de l’étude d’impact et si les résultats correspondent à ses attentes, le président de l’APCQ a dit avoir réalisé que les producteurs dépensaient plus qu’ils ne le pensaient. «Une cannebergière nécessite beaucoup de temps, de nombreuses opérations. Avec le temps, a-t-il précisé aussi, on a beaucoup amélioré le côté environnemental. Nous avons diminué de 80% les pesticides.»

Quant à savoir si le Québec peut faire encore de la place à de nouveaux producteurs, Louis-Michel Larocque a répondu affirmativement en citant une statistique. «Au Canada, on ne boit que l’équivalent d’une bouteille de jus de canneberge par personne par année. Imaginez si on en buvait deux ou trois…»

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    IMPACT QUOI
    - 15 Juin 2012 à 08:53:28

    IMPACT QUOI L’eau et l’air… @ Stagiaire optimiste. Il en reste 10 non encadrés. Et, faut vivre à proximité pour comprendre. Tant qu’aux emplois… plusieurs qui travaillent sur certains sites sont des immigrants saisonniers. La part lucrative revient aux intermédiaires. @ Josée Côté. Vous n’avez aucune idée comment certaines productions de canneberges ont été établies et, qui est le propriétaire réel de quelques-unes à grande surface. Les belles photos de champs de canneberges ne montrent pas les immenses étangs construits en profondeur, souvent dans la nappe phréatique. L’eau potable, vous connaissez? Il est fort à parier que vous sortiriez vos carrés rouges. Pas toutes, seulement certaines… C’est le motif de taire mon nom pour éviter des représailles... tout comme « Stagiaire optimiste » possiblement …À vous deux d’aller en profondeur de la situation. De trouver ce qui se trame derrière cet écran de petits fruits rouges. La forêt est également une ressource naturelle après la friche. Cette forêt apporte un certain équilibre à l’atmosphère. Non négligeable pour respirer un peu d’air pur. Pensez-y!

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  • Nom de l\'usager
    Impact Quoi
    - 13 Juin 2012 à 09:12:16

    Est-ce toutes les productions au Québec qui ont diminué tant que ça l’utilisation des pesticides ? Ce qui est inquiétant ce sont les terres qui ne pourront plus servir à grand-chose lorsque la mode des canneberges s’éteindra… Le jus de canneberge et les autres produits sont-ils tous consommé au Québec? Poser la question, c’est y répondre. Production Québec versus Consommation Canada. Drôle de comparaison. Personne n’est contre le partage. Alors, pourquoi ne pas faire de l’expansion de la production sur d’autres territoires que celui du Québec? Laisser notre eau de surface et souterraine tranquille un peu. Merci.

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    • Nom de l\'usager
      Stagiaire Optimiste
      - 13 Juin 2012 à 18:45:43

      Non seulement la très grande majorité des cannebergières québécoises ont grandement diminué leur utilisation de pesticides dans les champs, mais de nouveaux produits sont également homologués afin de préserver l'environnement au maximum. En effet, 65 des 75 producteurs de la province font affaire avec le CÉTAQ, un club d'encadrement technique qui prend en charge les services de dépistage d'insectes et où des specialistes font des recommandations très judicieuses aux producteurs quant aux doses et aux méthodes d'application qui favorisent une bonne production tout en protègeant la faune et la flore environnante. La canneberge, bien que son exploitation au Québec ait gagné en popularité ces 5 dernières années, ne constitue pas seulement une mode puisqu'elle est exploitée au Québec depuis 1939. De plus, peu de climats au monde sont aussi propices que celui de notre province à la culture de la canneberge. Pourquoi ne pas en profiter pour l'exploiter? Cela crée des emplois et fait bouger l'économie! Plus il y aura d'argent créée par le marché de la canneberge à travers le monde, plus il y aura de chercheurs travaillant au développement de méthodes de production innovatrices permettant de conserver un équilibre entre les méthodes de production et la nature environnante.

    • Nom de l\'usager
      Josée Côté
      - 13 Juin 2012 à 22:46:40

      Pour répondre à M. ou MMe Impact Quoi, je trouve l'exercice très légitime de critiquer à qui mieux mieux, mais encore faut-il être capable d'apporter des solutions et des réponses. Vous proposez quoi pour remplacer la culture de la canneberge ou de tout autre fruit ou légume d'ailleurs? Laisser toutes les terres agricoles en friche en attendant que l'on trouve le remède miracle pour remplacer les pesticides? Je n'approuve pas non plus l'utilisation de ces produits chimiques, mais qui nourrira la population en constante augmentation si on ne se sert pas des moyens actuels? Il y a toujours des études et des recherches en cours d'élaboration pour remplacer les pesticides et engrais. En attendant, il faut diluer les proportions au meilleur de nos connaissances et être vigilants.

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