Le temps d’un week-end, les 2 et 3 juin, quatre des cinq vignobles centricois accueilleront la population pour des visites, des dégustations et autres activités.
Premier vignoble inauguré au Centre-du-Québec en septembre 2004, les Côtes du Gavet de Tingwick, du chemin de l’Aqueduc, fait partie du groupe. «Nous invitons les citoyens à emprunter la route des vins du Centre-du-Québec. Chaque vignoble proposera des activités particulières. C’est important que les gens découvrent nos vignobles et nos vins, tous délicieux et très différents», a commenté Carole Laverdière, propriétaire du vignoble Les Côtes du Gavet avec son conjoint Roger Dulude.
Ils accueilleront les visiteurs pour une dégustation de leurs vins, mais les participants pourront également découvrir et goûter les fromages de la Fromagerie du Presbytère, le foie gras et autres produits de canard de Canard Goûteux, les pâtés et rillettes de la Chèvrerie du Biquet, située non loin du vignoble, les baguettes et pâtisseries du Pâtissier Pirate et les produits d’érable d’un acériculteur de Ham-Nord.
«Nous ferons aussi griller des saucisses de la Jambonnière sur le BBQ pour les offrir sous forme de hot-dog européen. Les gens pourront aussi apporter leur pique-nique ou encore acheter baguettes, fromages et pâtés et s’improviser un pique-nique sur place», a précisé Carole Laverdière.
Ailleurs au Centre-du-QuébecLe Vignoble Sainte-Eulalie du rang des Ormes attend aussi les intéressés pour une visite de ses installations et des dégustations.
Non seulement pourra-t-on goûter les vins du vignoble, mais les hôtes offriront la possibilité de savourer un hamburger ou un hot-dog avec de la viande de wapitis.
On y proposera aussi une dégustation de chocolat noir avec un vin fortifié et les visiteurs pourront découvrir aussi les produits de la Parfumerie d’Eulalie.
Dans le rang 10 de Saint-Wenceslas, les Entreprises Riparia proposeront une visite du vignoble avec interprétation sur la culture de la vigne au Québec, une visite du chai tout en informant sur le matériel et les méthodes de vinification et, bien sûr, une dégustation de ses produits.
Le producteur Cerfs Du-Bé y tiendra, par ailleurs, un stand d’informations.
Et puis, à Bécancour, au Domaine du Clos de l’Isle, sur le chemin de Coquelicots, dégustation gratuite et vente de vins, dégustation de canneberges enrobées, de tartinades de petits fruits, de charcuteries et de fromages figurent au menu.
Des artistes et artisans exposeront certaines de leurs œuvres, telles que inukshuk, sculptures de figurines sur bois et papier mâché. Un historien et conteur sculptera sur place un cadran solaire sur pierre en plus d’animer l’activité par un conte.
Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) soutient cette activité. «Cela favorisera le rapprochement des consommateurs, non seulement avec les vignobles, mais aussi avec les autres artisans, ce qui démontre la richesse de nos communautés. C’est positif de voir les artisans se mobiliser pour assurer leur croissance. De beaux défis s’offrent à vous. Les vignobles représentent une industrie naissante qui mérite d’être encouragée», a souligné Luc Couture, directeur régional du MAPAQ au Centre-du-Québec.
Il y a six ans, a-t-il révélé, on produisait annuellement 1 300 bouteilles au Centre-du-Québec. Ce nombre a grimpé à 28 000 en 2011, à 32 000 cette année et la production, selon la tendance observée, pourrait atteindre 45 000 bouteilles en 2015.
«Le Québec compte aujourd’hui 124 vignobles, nombre qui devrait s’élever à 200 en 2013», a fait remarquer Charlotte Reason, présidente des Vignerons indépendants du Québec.
Son association, a-t-elle signalé, met beaucoup d’efforts à la formation et à différents projets de recherche et de développement au sujet, notamment, de la matière première, le raisin. «On le fait pour l’industrie du vin, une belle industrie. La nouvelle tendance s’observe, non seulement en nombre, mais aussi en qualité. Les vins québécois se sont beaucoup améliorés», a fait valoir la présidence Reason.
«Nous travaillons aussi à faire en sorte que le vigneron soit valorisé parce qu’il s’agit d’un travail difficile», a-t-elle dit aussi.
Le regroupement Vignerons indépendants du Québec souhaite aussi une ouverture d’esprit pour qu’une plus grande place soit offerte aux vins québécois. «Nous nous penchons sur l’efficacité de la mise en marché. Nous allons nous raffiner. L’industrie du vin souhaite, en quelque sorte, suivre les traces des fromages d’ici. On dit : nous amenons quelque chose de bien sur votre table et vous en serez fiers», a indiqué Charlotte Reason.


