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Préparer son projet pour réussir en transformation alimentaire

Publié le 16 Janvier 2012
Publié le 16 Janvier 2012

Mario Roy, agronome MAPAQ, Centre-du-Québec

Vous vous apprêtez à changer votre machinerie. Évidemment, vous disposez de critères pour choisir le futur équipement, qu’ils soient écrits ou non. La même approche s’appliquera à votre projet en transformation alimentaire. Voici quatre grands thèmes qui vous guideront dans l’évaluation de votre projet en transformation alimentaire en vue d’en faire une réussite.

Sujets :
CapacitéL’entreprise
Cohérence stratégique

Le projet doit être cohérent avec la vision et la mission de votre entreprise. Un énoncé de mission sert de balise pour sélectionner les nouveaux projets; bien conçu, il donne un sens à l’entreprise. Voici une anecdote à ce sujet: deux personnes qui opèrent une entreprise similaire se sont exprimées sur sa raison d’être. La première a répondu que son entreprise fabrique des desserts (comme des centaines d’autres). La deuxième, pour sa part, a déclaré qu’elle poursuit la mission d’apporter du bonheur à la table des personnes allergiques. Ce deuxième énoncé est davantage stimulant pour le personnel de l’entreprise, n’est-ce pas? Les propriétaires de l’entreprise qui en sont les auteurs (www.alimentsangegardien.com) mentionnent qu’ils ont créé une gamme de desserts sans trace d’allergènes pour permettre aux enfants et aux personnes en général, souffrant d’allergies très sévères, de manger des desserts aussi bons et aussi beaux que ceux du commerce. Quels objectifs se fixer? De fait, quelles seront les personnes ou parties qui seront touchées par ces objectifs? Ce seront les propriétaires ou actionnaires de l’entreprise, la clientèle, les distributeurs, les fournisseurs, les employés, etc. Ainsi, du point de vue des propriétaires ou des actionnaires, l’entreprise devra performer financièrement (ex. : un rendement sur l’investissement d’au moins 15 %). Pour cela, elle devra être concurrentielle (ex. : 20 % du marché). À l’interne, les fournisseurs devront lui offrir des matières premières de qualité (ex. : une viande maturée pendant une durée prédéterminée). Enfin les employés devront être qualifiés (ex. : diplôme de boucher pour la découpe de viande). On constate que les maillons doivent être équilibrés pour en arriver aux résultats souhaités.

Accessibilité

Y a-t-il des barrières ou des facteurs favorables à la réalisation du projet convoité? Le balayage de l’environnement externe avec l’analyse PESTE pourra nous en fournir la réponse. Par exemple, un entrepreneur, qui déciderait de bâtir un atelier en zone verte pour la fabrication d’aliments destinés à une communauté ethnique, devrait tenir compte à tout le moins des facteurs externes suivants. En voici des exemples: les lois et règlements gouvernementaux (P : facteurs Politico-légaux), le taux de chômage et son impact sur la main-d’œuvre disponible (E : facteurs Économiques), la composition ethnique de la population (S : facteurs Socio-culturels et démographiques), la technologie brevetée (T : facteurs Technologiques) et l’accès à l’eau potable (E : facteurs Environnementaux et naturels). Un exercice semblable devrait être réalisé du point de vue, cette fois-ci, de la concurrence.

Capacité

L’entreprise doit s’assurer qu’elle possède la capacité technique, financière et l’expertise pour bien mener son projet. Par exemple, a-t-elle les ressources et les compétences suffisantes pour bien gérer et planifier sa production, son marketing, ses finances et son prix de revient, de même que ses ressources humaines, le cas échéant?

Potentialité

Parmi les critères servant à évaluer si un marché en vaut la peine, nous retrouvons sa croissance, sa taille et sa rentabilité compte tenu du risque encouru. Pour les petites entreprises, le marché est souvent synonyme de créneau, c’est-à-dire d’un marché de plus petite taille sur lequel elle a développé une spécialité et est particulièrement performante.

L’entreprise devrait pouvoir distinguer, c’est-à-dire différencier, ses produits de ceux de la concurrence en vue d’en retirer les bénéfices souhaités. Mais pour cela, elle doit développer sa marque de commerce. Une marque de commerce ayant une bonne réputation rassure le client sur la sécurité du produit, lui rappelle l’histoire et la notoriété de ce produit, évoque une image qui le valorise, etc.

Cette démarche sommaire se veut une amorce pour évaluer les facteurs de succès requis dans votre projet en transformation alimentaire. Par la suite, il serait souhaitable de la compléter à l’aide d’une analyse plus approfondie qui pourra prendre la forme d’une étude de faisabilité.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    lambonkale MODIBO
    - 8 Février 2012 à 08:57:06

    merci

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18 Mai 2013

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