Des nouveautés, certes, mais toujours la même mission, celle de promouvoir et de faire connaître la canneberge, cette petite baie indigène, d’un rouge flamboyant, proche cousine du bleuet.
«On a travaillé fort cette année pour rajeunir le Centre, a affirmé son président Patrick Bédard. On a réalisé à ce jour environ 20% des recommandations d’une étude marketing réalisée. Il reste 80% du chemin à parcourir.»
Le CIC jouit cette année des nouvelles installations de la Municipalité de Saint-Louis-de-Blanford au 80, rue Principale.
«Parmi les nouveautés, nous répondons à une recommandation de l’étude en axant davantage sur la famille. Ainsi, pour la première fin de semaine, nous offrirons des jeux gonflables pour les enfants. Nous innovons également en proposant des démonstrations culinaires», a fait savoir la coordonnatrice Solange Desrochers.
Le CIC travaille aussi à refaire son site Internet, lequel devrait être en ligne dans les prochaines semaines.
Le Centre d’interprétation de la canneberge continue d’offrir ses visites dans les champs, mais tout le reste se situera à même le nouveau complexe multifonctionnel de Saint-Louis-de-Blandford. «Tout ce qu’on retrouvait dans le chapiteau prendra place dans la partie aréna», a précisé la coordonnatrice.
Un nouveau sentier pédestre
Un partenariat entre le CIC et l’entreprise Canneberges Bieler permet, cette année, d’accueillir les visiteurs dans un tout nouveau sentier pédestre et écologique sur les terrains de Canneberges Bieler.
«Voilà une première étape dans la valorisation de la tourbière. Nous avons décidé de partager le tout avec la population. Ce sentier, long de 5 km, contribuera à faire connaître la possible harmonie entre la production de canneberges et la préservation des milieux humides», a expliqué Marie Bieler.
Il s’agit d’une excursion guidée avec la présence d’une biologiste. «Le trajet dure environ deux heures et demie. Tout au long du parcours, des panneaux explicatifs décrivent les particularités des habitats, des panneaux traitent aussi de la culture de la canneberge, de la flore et de la faune. À mi-chemin, une passerelle permet aux visiteurs d’entrer dans la tourbière et de s’approcher de la faune et de la flore qui y habitent», a indiqué Mme Bieler.
«Le sentier, très sécuritaire, constitue, en fait, un chemin large et ferme», a-t-elle ajouté.
«Ce sentier constitue un projet-pilote. Tous croient que cela ira en augmentant, mais il nous faut d’abord prendre le temps de l’expérimenter», a fait valoir Steeve Gagné de Tourisme Bois-Francs.
Le sentier sera accessible aux visiteurs quatre samedis durant l’ouverture du CIC, à raison de deux départs à 9 h et à 13 h. «On recommande aux gens d’apporter de chauds vêtements, des jumelles, un appareil photo et leur bonne humeur», a conclu Marie Bieler.
Par ailleurs, le Centre d’interprétation de la canneberge fera partie intégrante, pour la première fois, de la Balade gourmande des Bois-Francs. «Nous faisons partie d’un circuit, nous constituons une étape de la Balade gourmande», a confié Solange Desrosiers. Ainsi, les participants à la Balade auront droit à des dégustations gratuites et à un accès libre à plusieurs activités.
Ouvert pour la première fois en 1996, le CIC accueille en moyenne, bon an mal an, quelque 8 000 visiteurs. «On accueille notamment différents groupes scolaires, des aînés, des organismes. À ce jour, nous avons une quarantaine de réservations», a mentionné la coordonnatrice en conférence de presse, mardi.
«L’avenir est plus rose»
Après avoir connu des années difficiles en raison des prix très bas, l’industrie de la canneberge peut s’attendre à une amélioration, selon le président de l’Association des producteurs de canneberges du Québec (APCQ), Luc Decubber.
«L’avenir est plus rose qu’il y a deux ans», a-t-il confié. «La plupart des transformateurs n’ont plus d’inventaire, signe que la consommation augmente. Cela devrait se traduire par une hausse des prix.»
Le président de l’APCQ s’attend à ce que le prix pour la canneberge s’approche cette année du coût de production qui se situe à 25 cents la livre. «Le prix devrait se situer entre 20 et 25 cents la livre. L’an dernier, il était de 15 cents», a précisé M. Decubber.
Les producteurs de canneberge ont donc vécu des années difficiles. «Le bon rendement au Québec a quand même compensé pour la baisse des prix», a signalé le président de l’APCQ.
Malgré tout, un seul joueur aurait baissé les bras. En fait, l’entreprise a été vendue.
Quelques nouveaux producteurs ont joint les rangs de l’APCQ qui compte actuellement 72 producteurs, la plupart au Centre-du-Québec.
Ces 72 producteurs représentent 7 000 acres en culture. Le Québec se situe au troisième rang mondial dans la production de la canneberge.
Le président Decubber anticipe une excellente récolte cette année. «Nous devrions dépasser les 100 millions de livres. Notre année record était de 96 millions de livres. L’an dernier, la récolte s’est établie à 92 millions», a-t-il souligné.


