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Pour réduire les coûts: découvrez la PVA

Cet employé de la Fromagerie St-Guillaume ne «perd pas de temps» avec des étapes inutiles.  Tout est fonctionnel.

Cet employé de la Fromagerie St-Guillaume ne «perd pas de temps» avec des étapes inutiles. Tout est fonctionnel.

Publié le 15 Octobre 2010
Publié le 15 Octobre 2010

Agroalimentaire

Par : Annie Proulx, conseillère en transformation alimentaire (MAPAQ, Centre de services de Victoriaville)

Sujets :
MAPAQ , Développement Économique

Un système de «production à valeur ajoutée» (PVA) origine de deux systèmes de production. D’un côté, la façon artisanale dont les biens sont produits. De l’autre, la production de masse, reflet de l’industrialisation. Entre les deux, la PVA a comme principal objectif de produire des biens sur commande, en petite quantité, voire même à l’unité, aux mêmes coûts que la production de masse.

Le terme «production à valeur ajoutée», la PVA, est souvent utilisé dans le secteur manufacturier. Mais qu’en est-il du secteur agroalimentaire? Les mêmes mesures peuvent-elles s’appliquer? Oui. En fait, la PVA s’applique partout où il y a une production d’un bien ou d’un service.

En plus clair…

Pour bien comprendre les différents aspects, il est important de bien préciser la signification des deux termes. Les activités à valeur ajoutée sont celles qui transforment ou modifient un produit en ce qui est vendu au consommateur et pour lesquelles il perçoit une valeur. À l’opposé, on retrouve les activités à non-valeur ajoutée. Ce sont celles qu’il faut tenter de diminuer le plus possible, voire éliminer, à travers toute la chaîne des valeurs.

C’est par trois éléments bien distincts que l’objectif premier de la PVA peut être atteint. Le premier, est l’amélioration générale des délais. Soit ceux du développement de produit, de la production, et finalement de la livraison jusqu’à la disponibilité pour le consommateur. Le deuxième est l’élimination du gaspillage. Par ce terme, on entend tout ce qui ne crée pas de valeur ajoutée et qui ajoutent des frais supplémentaires au produit final. Et troisièmement, les économies de gamme. Il s’agit de pouvoir offrir une variété intéressante de produits pour le client, en quantité juste, en minimisant les coûts.

Quelques exemples pour illustrer le concept

Prenons l’exemple d’un fabriquant de deux mets préparés à base de poulet; cari et gingembre. Entre les deux productions, un temps de 45 minutes est alloué pour modifier et nettoyer tous les équipements. Selon les principes de la PVA, nous pouvons supposer qu’il y a toujours une amélioration possible afin d’améliorer ce temps: une modification d’un poste de travail, des repères visuels de couleur inscrit sur les cadrans pour faciliter l’ajustement, un ajustement du système de nettoyage qui augmenterait la cadence de production. Ainsi, temps et argent pourraient être épargnés. Cette amélioration du temps de mise en course fait partie de l’amélioration générale des délais.

L’emballage peut illustrer l’élimination du gaspillage. Le suremballage représente des coûts supplémentaires, sans forcément ajouter de la valeur au produit. Un autre exemple courant est le nombre de mètres parcourus à l’intérieur de l’usine par tous les ingrédients et produits en cours et finaux. Il s’agit parfois d’aménager différemment certains éléments de l’entreposage afin de diminuer de façon impressionnante les temps de manipulation.

Les économies de gamme s’expliquent facilement. La PVA suggère de retarder le plus loin possible dans la fabrication «la personnalité» du produit. Par exemple, prenons des mets qui se distinguent par les épices et les légumes. Il faut alors chercher à prolonger tout le «tronc commun» de la fabrication afin de créer un certain volume dans la production. Ainsi, de petits lots pourront être produits, pour avoir une gamme, ce qui pourra être un élément de distinction sur vos compétiteurs.

La PVA: exigente…et payante!

Implanter la PVA implique une réelle volonté du dirigeant d’entreprise, ainsi que la participation des employés. Plusieurs méthodes existent et il est conseillé d’embaucher un spécialiste externe afin de maximiser les chances de réussite. La PVA brille souvent par ses rapides retours sur investissements. Des techniques simples et motivantes, tel que le Kaizen ou les 5S, motivent les employés qui deviennent rapidement accros! Les résultats sont concrets, et ce, très rapidement.

Si la PVA vous intéresse, et que vous comptez l’implanter, en tout ou en partie, celle-ci dans votre entreprise, vous êtes invités à communiquer avec un conseiller/ère du MAPAQ/TRANSAQ. Ils se feront un plaisir de vous accompagner et de vous guider dans cette démarche, de même que de valider votre admissibilité à différentes aides financières pour concrétiser votre projet.

Le présent texte est inspiré du document produit par le MDEIE, dans le cadre des formations sur les meilleures pratiques d’affaires. Toute citation ou théorie puise sa source dans: «Ministère du Développement Économique, de l’Innovation et de l’Exportation, 2001, Manuel du participant «Les meilleures pratiques d’affaires», «La production à valeur ajoutée (PVA), 56 pages».

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19 Mai 2013

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